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Les paradoxes du projet “Big Society”

May 26, 2011 § Leave a comment

Anita Kirpalani

| 18/05/2011

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Le projet de David Cameron, censé mettre en avant la société civile et diminuer le poids de l’Etat, subit les conséquences de ses propres incohérences.

Il y a un an, David Cameron, Premier ministre anglais à la tête du parti conservateur, s’insurgeait contre le fait que les communautés locales étaient des “clones sans âme”, qui devaient se différencier par la prise d’initiatives.

Après ce diagnostic sans appel, il décida de miser sur “les petits bataillons de la société civile”, en enclenchant le projet-phare de son mandat – Big Society – qui vise à diminuer le rôle de l’Etat en responsabilisant les citoyens et faisant la promotion du bénévolat dans un premier temps et l’entrepreneuriat social ensuite.

Près d’un an après son lancement, les résultats concrets de son projet tardent à se faire voir, et les coupes drastiques faites au budget de l’Etat révèlent les incohérences d’un projet soi-disant novateur. Un débat décisif, où s’affrontent différentes visions sur le mode de fonctionnement de nos sociétés.

Un projet fragile

Le positionnement de David Cameron est clair: Big Society s’oppose au “Big Government” du parti travailliste, accusé de donner trop de poids à l’Etat. Dans le même temps, Big Society rompt aussi avec l’héritage de Margaret Thatcher, qui remettait en question la société, le sens du collectif. Pour David Cameron, la société existe, et c’est justement sur elle qu’il faut miser pour pallier les écarts entre les pauvres et les riches.

Contre la passivité d’une part et l’individualisme de l’autre, Big Society propose donc de transférer un grand nombre des compétences de l’Etat à la société civile. Ainsi, librairies, centres de santé et autres services publics devraient être confiés à des associations de bénévoles alors que des “community organizers” seraient chargés de les soutenir. Le financement de ces projets sociaux se ferait par le biais de subventions ou de la Big Society Bank, qui fonctionne depuis avril et qui disposera de 400 millions de livres.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il est encore trop tôt pour juger de l’impact concret de Big Society sur le terrain. Mais des contestations et des incohérences sont vite apparues, dont témoignent notamment deux épisodes.

Une des quatre communautés pilotes, Liverpool, a décidé en février de se retirer du projet, en expliquant que l’Etat ne lui donnait pas les moyens financiers pour le mener à bien. Lord Wei, un entrepreneur social qui s’est vu confier la mission de mettre en place Big Society, a décidé de réduire le temps qu’il accordait à titre gracieux à ce projet au motif que ses trois journées de bénévolat ne lui permettaient pas de passer assez de temps avec sa famille, et surtout de subvenir à ses besoins – belle ironie du sort au cœur même de ce projet.

Sur le terrain, l’enthousiasme suscité par la reconnaissance du rôle positif des associations alterne avec un certain scepticisme. “Un des problèmes est que l’on parle de ce projet comme si c’était quelque chose de complètement nouveau. Or si on regarde les faits, la proportion de gens qui s’engagent au sein d’initiatives locales n’est pas aussi faible qu’on veut nous le faire croire,” affirme Brian Carr, qui est à la tête de BVSC, une des plus grandes organisations de soutien au bénévolat du Royaume-Uni.

En effet, au siège de l’association, à Birmingham, les demandes faites au BVSC Volunteer Centre ont augmenté de 22% l’année dernière. D’autres doutes portent sur les “community organizers” qui, s’ils sont vus comme un élément positif, suscitent l’incompréhension.

“Il y a un élément de confusion car certaines personnes se demandent pourquoi on utilise de nouveaux ‘community organizers’ alors qu’il y a déjà une infrastructure en place,” explique Brian Carr. On retrouve là une opposition de plus en plus croissante entre l’entrepreneuriat social dont seraient issus les nouveaux-venus et une forme d’engagement plus traditionnelle.

“Le bénévolat , ça coûte de l’argent”

Ce sont surtout les questions de financement qui ont fait mouche. “Je suis vraiment pour le fait que les gens se responsabilisent plus, mais ce qui me gêne, c’est qu’il ne faudrait pas tomber dans ce panneau qui est de dire que le bénévolat est entièrement gratuit. Si vous voulez que les gens fassent du bénévolat, il faut faire en sorte de créer l’environnement idéal, et cela coûte de l’argent,” affirme Brian Carr.

Or les coupes drastiques entreprises par David Cameron sont un vrai handicap pour le projet Big Society, puisqu’elles touchent beaucoup de services publics et de subventions d’organisations.

Etablir Big Society alors que le plan d’austérité mis en oeuvre par le gouvernement vise à couper 90 milliards de livres en quatre ans semble incohérent. D’une part, cela pousserait les organisations à avoir un rôle non plus de soutien mais de remplacement des politiques publiques; d’autre part, cela rend le bénévolat quasi-impossible puisque les structures dans lesquelles les citoyens devaient s’impliquer sont amenées à disparaître par manque de fonds.

Certains, comme Anna Coote du think tank New Economics Foundation, vont même plus loin: “le récit de Big Society est celle d’une responsabilité partagée. C’est un récit extrêmement attrayant. Mais c’est aussi ce récit qui a donné l’opportunité politique au gouvernement de faire des coupes extrêmement rigoureuses dans les dépenses publiques. Il lui aurait été impossible de le faire s’il n’avait pas eu un récit alternatif à raconter.” Big Society serait donc le pendant rhétorique d’une politique austère.

Philip Blond, directeur du think tank ResPublica qui est à l’origine des théories politiques derrière Big Society, estime que les coupes n’ont rien à voir avec le projet et reconnait leur impact éventuel: “Big society est une bonne idée mais qui nait dans des temps difficiles,” déclare-t-il.

“Au lieu de réformer l’Etat-Providence, Cameron le démantèle

Mais les débats sur la faisabilité du projet ne doivent pas faire oublier que c’est un remodelage complet de nos sociétés qui est en jeu, avec, derrière Big Society, un projet philosophique et politique qui a le vent en poupe.

“Leur projet caché est de passer à un nouveau système où la charité, le ‘self-help’ (l’auto assistance) et le marché prodigueront des services. Cameron utilise un langage qui plait à ceux qui pensent que l’Etat est trop prédominant, mais au lieu de réformer l’Etat-Providence, il le démantèle,” explique Anna Coote.

Or cette remise en question de l’Etat-Providence semble se faire au prix d’un retour en arrière: “On se base sur une vision mythique de l’échelon local – on se réfère aux paroisses qui étaient chargées de mettre en place les ‘Old Poor Laws‘ au 16e siècle et qui avaient la responsabilité légale de leurs pauvres et des impôts qui servaient à appliquer ces lois. Sauf que les paroisses étaient soumises à un système légal sophistiqué qui permettait aux pauvres de faire valoir leurs droits. Ce n’est pas le cas ici,” explique Lorie Charlesworth, professeur à l’université John Moores de Liverpool.

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Pour lire la suite, allez sur http://www.youphil.com/fr/article/03904-big-society-david-cameron?ypcli=ano

Obama ne séduit plus le monde associatif américain

May 26, 2011 § Leave a comment

Anita Kirpalani

| 27/04/2011

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Les débats budgétaires cristallisent les dissensions entre Barack Obama et le secteur du “non-profit”.

Les débats de ces derniers mois au sujet du budget fédéral américain de 2011 et de 2012 ont été source de tellement de dissensions qu’ils ont failli mener à la paralysie de l’Etat et ont installé un climat hargneux qui règnera sans doute jusqu’aux élections présidentielles de 2012. Mais les allers-retours incessants entre partisans d’une austérité rigoureuse et tenants d’une politique sociale ont aussi révélé une relation compliquée entre les secteurs sociaux (ONG, communautés, fondations philanthropiques) et celui qui fut l’un des leurs: Barack Obama.

Une déception récente

Nombreux sont ceux qui ont accusé Barack Obama de vouloir réduire un déficit évalué à 10% du PIB en faisant des propositions budgétaires qui sacrifiaient les pauvres. Tel est le cas du Huffington Post, qui titrait “Les grosses coupes d’Obama ciblent les pauvres”, ou encore “Le budget d’Obama l’oppose à sa propre histoire.”

En cause, son budget proposé fin février pour l’année fiscale 2012, qui prévoit par exemple de diminuer de moitié les fonds accordés aux programmes finançant bon nombre d’organisations communautaires et qui indexe la partie restante sur leur efficacité. Ou encore, qui coupe les financements du Low Income Home Energy Assistance Program dont le but était d’alléger les coûts énergétiques de familles en difficulté.

Il semble donc bien loin le temps où ONG, fondations et “community organizers” se réjouissaient de la connaissance que Barack Obama avait acquise du secteur “non-profit” en travaillant au Developing Communities Project et à l’Illinois Project Vote, ou encore de son engagement pour la notion de service, qui avait été un cheval de bataille contre son opposant, le Sénateur John McCain, dès 2008. Il semble loin aussi le temps de l’enthousiasme suscité par des projets qu’il avait soutenus comme le Promise Neighborhoods Institute qui fournit de l’aide à toute communauté voulant rompre les cycles de pauvreté chez les jeunes en faisant la promotion d’une approche intégrée centrée sur l’éducation.

En fait, ces mesures révèlent surtout une approche du “non-profit” qui se veut plus efficace et moderne, dans la veine de l’entrepreneuriat social. Or cette tendance était déjà présente chez Barack Obama au début de son mandat. On la voit par exemple dans le Social Innovation Fund, créé à son initiative: des subventions sont accordées annuellement à une dizaine d’ONG qui ont fait preuve d’innovation sociale grâce à un partenariat public-privé avec des fondations.

Le budget de 2011 en partie sauvé

Mais le mécontentement par rapport au budget de 2012, que certains percevaient comme un compromis à visée électoraliste, a vite été remplacé par la peur que les services publics soient paralysés si Républicains et Démocrates n’arrivaient pas à se mettre d’accord déjà sur le budget de l’année 2011.

Or ce sont surtout les propositions budgétaires républicaines, austères en matière sociale, que certains craignaient de voir passer. Notamment, les projets de coupes de l’aide au développement ont été décriés par bon nombre d’ONG, d’hommes politiques et d’experts en politique étrangère qui sont venus témoigner de leur inquiétude au Congrès il y a quelques semaines. “Nous estimons au bas mot que H.R.1 [le projet budgétaire républicain] engendrerait la mort de 70.000 enfants,” avait commenté Rajiv Shah, directeur de USAID, l’agence américaine du développement international.

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Pour lire la suite, allez sur : http://www.youphil.com/fr/article/03774-barack-obama-ong-fondation-budget-2012?ypcli=ano

“Community Organizer” : un métier made in USA – Youphil.com

March 4, 2011 § Leave a comment

Crédit MRNY

A New-York, nous avons suivi deux “community organizer”, un métier entre lobbyiste et animateur social. Cette profession – exercée par Barack Obama au début de sa carrière – pourrait souffrir des coupes budgétaires imposées par le président américain.

Une odeur de viande épicée et un air de musique andine s’échappent de la grande salle de réunion d’un des locaux de l’organisation Make the Road New York (MRNY), situé en plein quartier Latino du Queens, à Jackson Heights.

Les membres, tous Latino-Américains, se préparent dans une ambiance chaleureuse pour la réunion hebdomadaire qu’organise Angel Vera, un Equatorien immigré aux Etats-Unis depuis les années 90 et qui s’occupe des questions de logement à MRNY.

Angel est organisateur communautaire, profession peu connue en France. “Il s’agit de réunir les gens de la communauté, les éduquer et les mobiliser pour une action commune visant à un changement social”, explique cet homme qui a suivi une formation de prêtre de la Théologie de la Libération en Equateur.

MRNY est un cas exemplaire du grassroots organizing (organisation de la base) – un des deux volets de la pratique d’organisation communautaire, très répandue aux Etats-Unis et au Canada.

Centrée sur les populations latino-américaines à faible revenu de quatre quartiers de New York, c’est une association à but non lucratif de plus de 8300 membres qui part des besoins de la communauté, agit pour la communauté et est dirigée par la communauté elle-même.

Le déroulement de la réunion – où l’espagnol est de mise – en est l’exemple même puisque les participants, appelés “camarades”, sont traités sur un pied d’égalité, chacun étant invité à exprimer ses idées et à participer aux activités de l’organisation.

Angel, en organisateur bienveillant, laisse un volontaire animer la réunion. C’est lorsqu’il s’agit d’expliquer une proposition de loi mettant à mal les droits de locataires qui bénéficient d’un loyer stabilisé et donc de beaucoup des membres de MRNY, qu’Angel prend la relève en partant des connaissances et du vécu des participants.

Crédit Claudio Papaprieto

Didactique et interactif, le style d’Angel est efficace. Luis, qui assiste à une réunion de MRNY pour la première fois est séduit: “Je suis content. Il parle de choses qui me concernent.”

Egalitarisme

Derrière un égalitarisme apparent, on découvre un système extrêmement bien rodé. “Notre travail comporte des domaines d’actions pour lesquels nous devons obtenir des résultats clefs. Les plus importants sont la construction de la base, la participation aux coalitions, la fidélisation des membres et le développement du leadership. Nous avons une feuille de route hebdomadaire, semestrielle, et annuelle.”

Le personnel rémunéré est aidé par les “leaders”, un groupe de bénévoles plus impliqués, supervisés et formés par l’organisation, mais aussi par d’autres membres actifs qui sont principalement utiles dans la construction de la base, c’est-à-dire le recrutement.

Angel est lui-même un ancien immigré illégal

“Que ce soient des Latinos qui ont les mêmes problèmes que les gens de notre communauté qui fassent ce travail de porte-à-porte est très important”, estime Angel qui, en tant qu’ancien immigré illégal et volontaire de l’organisation, est un membre typique de MRNY qui a réussi à gravir les échelons.

Maria Moncada, une Colombienne d’une soixantaine d’années, est en phase de devenir “leader”. Elle saisit toutes les occasions pour faire connaitre aux membres de sa communauté le travail de MRNY et les nombreux services (aide juridique, cours de citoyenneté ou d’anglais en photo ci dessous…) qu’elle offre.

Crédit Anita Kirpalani

“Il faut savoir briser la glace avec respect et diplomatie et écouter les besoins des gens”, explique-t-elle. Eglises, sorties d’écoles, fêtes et même laveries sont des lieux de prédilection pour les organisateurs communautaires de MRNY.

“La peur naît du fait de ne pas savoir ses droits, explique Angel. Notre organisation construit le pouvoir collectif par la conscientisation politique et économique et le dialogue entre des gens qui ont des besoins communs.”

Le pouvoir collectif, aspect essentiel de l’organisation communautaire, prend une toute autre ampleur avec son deuxième volet: la construction de coalitions. “Nous regroupons, pour une action collective ponctuelle ou à long terme, tous les acteurs concernés par un même sujet: élus, médias, PME, organisations religieuses, syndicats, et bien sûr organisations de la société civile telles que MRNY”, explique Mark Hannay, membre du comité directeur de Health Care For All NY, une coalition qui a été extrêmement active au moment du vote de la loi sur la santé de mars 2010, et dont MRNY fait partie.

Des décisions prises par consensus

C’est dans une toute autre ambiance que celle de MRNY que Mark travaille: un petit bureau partagé avec un syndicat en plein Manhattan, à deux pas du City Hall, siège du gouvernement de New York.

Diplômé de psychologie et ancien artiste, Mark est aussi le seul employé d’une autre coalition au niveau de la ville de New York qui se bat pour une couverture santé universelle.

Elle regroupe une centaine d’organisations et de syndicats dans un système qui se veut aussi égalitaire et inclusif puisque les décisions sont principalement prises par consensus.

Crédit Anita Kirpalani

“Gérer une coalition est un vrai défi car les organisations ont des intérêts communs, mais aussi d’autres intérêts propres. Leurs priorités évoluent en fonction des circonstances. Je dois bien faire attention à l’aide que je leur demande, et à quel moment, commente Mark. En quelque sorte, je ne suis jamais le Roi, mais le Prince qui doit tout concilier.

Cliquez ici pour lire l’intégralité de l’article sur Youphil.com

“Le community organizer éveille les consciences” – Youphil.com

March 4, 2011 § Leave a comment

Professeur de travail social et d’organisation communautaire à la City University de New York (CUNY), Terry Mezrahi nous éclaire sur la profession d’organisateur communautaire, méconnue de l’autre coté de l’Atlantique.

Youphil: Quelle est la différence entre un organisateur communautaire et un travailleur social?

Terry Mezrahi: La profession de travailleur social est très large. Elle intègre la pratique d’organisation communautaire comme un des moyens utilisé pour regrouper les gens afin de créer les conditions idéales pour qu’ils puissent maximiser leur potentiel. On les aide à s’adapter et à changer afin qu’ils puissent se réaliser eux-mêmes.

Comment procède l’organisateur communautaire?

T.M.: Il ne travaille pas au niveau individuel mais au niveau macro, c’est-à-dire sur des systèmes plus larges.

On fait du lobbying où on essaie d’influencer les décideurs afin qu’ils pensent à des programmes alternatifs par exemple. Mais surtout, l’organisateur communautaire regroupe les gens afin qu’ils puissent résoudre les problèmes de manière collective.

Cela peut être fait au niveau de la base, le grassroots organizing, en allant par exemple faire du porte-à-porte pour mobiliser les habitants d’un quartier, ou alors au niveau d’organisations déjà existantes que l’on réunit pour créer des coalitions – le coalition building.

On reproche parfois aux organisateurs communautaires de mettre des idées dans la tête des gens, en clair d’être des fauteurs de troubles…

T.M.: Dire ça, c’est partir du principe que les gens sont stupides et dupes. Bien sûr que le changement social ne vient pas toujours de la base et les récents évènements en Egypte en sont un très bon exemple puisqu’ils venaient plutôt des classes moyennes.

Que se passe-t-il quand vous voyez les problèmes auxquels les pauvres font face mais qu’eux ne les voient pas? C’est une question extrêmement difficile. Ce qui vous donne le droit d’agir? Les droits de l’Homme ou encore des raisons de santé publique…

L‘organisateur communautaire dirait que son rôle n’est ni d’imposer ses vues, ni de garder pour lui sa connaissance et ses compétences. On est là pour donner plus d’options et éduquer les gens pour qu’ils voient les problèmes autrement.

Pour éveiller les consciences. L’autodétermination fait partie intégrante du travail social, mais ce ne peut être un droit absolu – si c’était le cas, le Sud des Etats-Unis vivrait encore dans un système ségrégationniste.

Dans tous les cas, on ne peut pas forcer les gens à se mobiliser sur des enjeux précis s’ils ne veulent pas parce qu’ils ne peuvent pas ou parce que d’autres sujets sont plus importants pour eux.

—Cliquez ici pour lire la totalité de l’article sur Youphil.com

Brazil at 2011 Sundance Film Festival – The Rio Times

March 4, 2011 § Leave a comment

Tempestade a short movie by Cesar Cabral (courtesy of Coala Filmes)

By Anita Kirpalani, Contributing Reporter

RIO DE JANEIRO, BRAZIL – One of the most famous independent film festivals, the Sundance Film Festival, just closed its doors on January 30th in Utah (USA), after a well-rounded ten days of intense film-screenings. Brazilian films were, as each year, present, although shyly with two short-movies in competition – Cinderela by Magali Magistry, and Tempestade (Storm), by Cesar Cabral – and the first international screening of Tropa de Elite 2: O Inmigo agora e outro (Elite Squad 2: The Enemy Within).

After a tremendous success in Brazil – second biggest admissions in the history of cinema in Brazil with more than 10 million spectators – Tropa de Elite 2 got off its international tour to a flying start with the prestigious Sundance Festival.

José Padilha, the director, was chosen as one of the jurors of the World Documentary section and his movie, Tropa de Elite 2, was classified in the Spotlight Section that the organizers of the festival affectionately define as “cinema we love” – a pretty clear endorsement statement.

Yet the American critics and media don’t seem to have picked up that much on one of Sundance’s coup de Coeur and what could become a major international blockbuster. Only a few movie buff bloggers and the English newspaper The Guardian have reported on it and, without any surprise, they are raving.

The foreign fans of Tropa de Elite 1, which won the Golden Bear in 2008, or of the filmmaker José Padilha who also directed the highly acclaimed Onibus 174, will have to wait for IM Global, which handles the foreign sales of the movie, to make a deal.

The two other Brazilian torchbearers at the festival were in for competition, although none of them won it. Yet as said by Cesar Cabral, the director of Tempestade, a beautifully-made short animation movie that tells, with a touch of poetry and surrealism, the story of a sailor caught in a storm on the way to see his beloved: “Being chosen amongst 6,000 movies in such a festival already is an amazing award.”

—- please click here for the full published version of February 1st 2011 in The Rio Times.